Fariba Adelkhah, prisonnière scientifique, condamnée en Iran

Mise à jour, 18 mai 2020 :

Nous venons d’apprendre avec consternation la condamnation à cinq ans de prison de Fariba Adelkhah, pour collusion et conspiration contre la sécurité nationale de l'Iran et à un an de prison pour propagande contre la République islamique. Anthropologue et chercheuse au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences-po Paris, elle avait été arrêtée en Iran en juin 2019, avec Roland Marchal – libéré à la fin du mois de mars dernier.

Nous demandons la libération immédiate de cette prisonnière scientifique.

 

Mise à jour, 3 avril 2020 :

Nous sommes confinés depuis 20 jours. Fariba Adelkhah, chercheuse au Centre de recherches internationales de Sciences Po Paris, est en prison depuis 300 jours en Iran. En affichant son visage sur le site des institutions universitaires et des équipes de recherche de France, nous voulons manifester le soutien de la communauté scientifique et inciter le gouvernement à tout mettre en œuvre pour sa libération.

Fariba est en danger. Nous devons agir d'urgence pour elle.

 

Mise à jour, 23 mars 2020 :

Roland Marchal, chercheur au Ceri-Sciences Po a été libéré le vendredi 20 mars 2020, après neuf mois et demi de détention dans la prison iranienne d'Evin. L'EHESS se réjouit de sa libération et demande celle de la chercheuse Fariba Adelkhah, toujours détenue en Iran et pour laquelle elle assure tout son soutien.

 

Communiqué de presse

Le Conseil scientifique de l’EHESS exprime sa solidarité avec Fariba Adelkhah et Roland Marchal, chercheur·es au Centre de recherches internationales de Sciences Po (Ceri). Elle et il ont été arrêté·es en Iran en juin 2019 et sont depuis incarcéré·es dans la prison d’Evin, au nord de Téhéran.

L’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) se déclare totalement solidaire des prises de position du Centre de recherches internationales (Ceri) et de Sciences Po concernant la détention de nos collègues Fariba Adelkhah et Roland Marchal en Iran.

Nous demandons leur libération immédiate et, dans cette attente, nous invitons les universités françaises et européennes à suspendre immédiatement toute coopération scientifique et culturelle en cours avec le gouvernement iranien, en signe de protestation et au nom de la solidarité avec les collègues réprimé·es.

Nous appelons aussi les universitaires partout dans le monde à exprimer leur solidarité avec nos ami·es et collègues et avec tous les prisonniers et toutes les prisonnières scientifiques en Iran.

Nous les assurons, ainsi que leur famille, de notre soutien indéfectible et resterons mobilisés jusqu’à leur libération à tous deux.

Paris, le 29 octobre 2019

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